Ishigaki: bikini et sashimi



Coincée entre Taïwan et Okinawa, l'île d'Ishigaki possède à la fois la nonchalance des meilleures destinations tropicales et la culture gastronomique du Japon. Cap sur l'île centrale de l'archipel des Yaeyama, un des secrets bien gardés de l'Empire du soleil levant.


Dès que l'avion passe la petite couche nuageuse, ce sont des teintes de bleu et de turquoise qui tapissent les hublots de la cabine, avec le vert profond de la jungle comme arrière-plan. Ça promet!


Située à environ 1h40 de vol de Hong Kong et à une petite heure d'avion d'Okinawa, l'île d'Ishigaki se mue tranquillement en une des destinations vacances les plus prisées des Japonais.



Et pour cause: l'archipel regorge de plages dont le sable passe du blanc au blond doré, de piscines naturelles où faire de la plongée en apnée, ou encore de rivières paresseuses à descendre en planche à pagaie.


Quoi faire?


La ville d'Ishigaki en elle-même n'est pas des plus pittoresques au premier coup d'oeil: ses bâtiments en béton et ses grandes avenues manquent parfois de charme.


Les murs brutalistes recèlent par contre de petites boutiques touristiques vendant un artisanat de qualité, de restaurants pas chers où déguster des sashimis et de mignons petits cafés. C'est une ville qui récompense l'exploration.


Le sud d'Ishigaki est la partie la plus densément peuplée. Le nord s'étire en une longue bande de terre d'où émergent ça et là quelques fermes et des troupeaux de bovins, entre des montagnes vierges.


Un des points d'exploration les plus célèbres est le phare d'Hirakubozaki, situé sur la pointe nord-ouest de l'île. C'est joli, mais ça reste un phare.



Si vous voulez avoir plus de tranquillité, préparez vos masques et un lunch et rendez-vous à pied jusqu'à la pointe nord-est de l'île.


La plage est jonchée de détritus et il n'y a pas âme qui vive, mais au bout de votre marche, vous trouverez des piscines naturelles à l'eau chaude et au courant très faible, qui vous permettront d'admirer sans peine de petits poissons de toutes les couleurs et des récifs de coraux. Ça vaut la peine!



L'attraction principale de l'île demeure sans contredit Kabira Bay. Facile de voir pourquoi: des bateaux sont ancrés sur une eau azur, qui donne sur une plage immaculée. Une carte postale en vrai!



On ne peut pas s'y baigner, par contre, et l'endroit est plus souvent qu'autrement bondé de touristes. Si l'envie vous prend de vous rafraîchir, on vous conseille Crystal Beach, une plage publique bien entretenue qui offre une belle vue sur la mer et des trésors infinis pour les collectionneurs de coquillages.


Si vous avez le temps, ça vaut la peine de sauter dans un ferry pour aller faire un tour sur les autres îles de l'archipel des Yaeyama. Pour la beauté de son petit village patrimonial protégé et la qualité de ses plages, l'île de Taketomi est incontournable.


Le village est une capsule temporelle bien préservée et entretenue qui témoigne de l'architecture traditionnelle ryukyu, chaque maison de bois aux toitures de tuile ocre étant gardée par un shiisa, les chiens-lions qui éloignent les mauvais esprits.



Comme il n'y a pas de voitures sur l'île, mieux vaut se louer un vélo. Pour un prix fort raisonnable, on peut explorer sans trop d'effort ce petit bout de terre d'à peine 5,42 km carrés.



Le vent dans les cheveux, on débarque sur les plus belles plages qu'on a vues depuis longtemps, surtout celle de Kondoi. À marée basse, on peut s'aventurer, les pieds dans l'eau, jusqu'à des bancs de sables blanc qui nous donnent l'impression de flotter au milieu de la mer turquoise.


Même après une journée de farniente, la présence constante d'un soleil sans merci finit par nous mettre en quête d'un répit. Pourquoi ne pas essayer une belle crème glacée mauve à la patate douce? Un vrai délice!


Faites attention: l'île ne dispose d'aucune poubelle ou conteneur. Assurez-vous donc d'avoir un sac pour disposer de vos déchets en avant de retourner vers Ishigaki.


En cinq jours, nous avons manqué de temps, mais l'île d'Iriomote, avec ses denses jungles et ses belles rivières à descendre en kayak, est certainement la prochaine sur notre liste. Si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à filer en direction de cette île plus sauvage.


SE DÉPLACER



Si l'exploration vous dit, pas nécessairement besoin de louer une voiture. Le système de bus est développé et fiable et vous pouvez vous rendre à tous les points de vue intéressants en empruntant le transport collectif. Assurez-vous toutefois de soigneusement prendre en note les horaires, car certains autobus ne passent parfois qu'une fois aux deux heures, voire seulement deux fois par jour par endroit. C'est long lorsqu'on passe tout droit!


Le service de ferry est fiable et abordable. Un bateau part depuis le port d'Ishigaki jusqu'à l'île de Taketomi toutes les 15 ou 30 minutes, selon l'heure de la journée, alors pas de soucis à avoir!


Si vous louez une voiture, sachez que les Japonais conduisent à gauche, alors soyez extra-concentrés lors de la conduite.


OÙ RESTER?


Qui dit destination touristique dit surabondance d'hôtels. Ishigaki possède plusieurs bons établissements haut de gamme, comme le Club Med ou l'Intercontinental.


Si vous êtes plutôt de jeunes voyageurs fauchés comme nous, on ne peut pas assez vous recommander de vous installer à la Shiraho Friend's Guest House.


Chapeautée par Hiro, un hôte qui agit plus comme un père, l'auberge est d'une propreté impeccable et dotée de hamacs et d'aires communes qui invitent à la détente. Hiro saura vous guider vers certains endroits hors des sentiers battus qui vous permettront de passer un séjour encore plus agréable.


De plus, l'auberge est située dans le petit village de Shiraho, à mi-chemin entre l'aéroport et la ville, le point de départ parfait pour explorer tous les recoins d'Ishigaki.


Insectophobes, soyez avertis: vous aller sans aucun doute devoir partager l'espace avec quelques lézards et autres araignées. C'est la loi de la jungle!


Arigato gozaimasu, à bientôt!




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